Aventures à Naplong

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Ecrits

Introduction
Prologue
Les Postes
Le Mont Atua
La Gare
Dans le Panneau
la Radio
la Machine
l'Atelier
Copyright


 Introduction

 

 

 

Sommaire

Souvent prétextant l'entraînement à l'écriture et surtout à la rédaction collective, il s'est trouvé une occasion qu'il ne fallait pas que je laisse passer :

"Où est cette p... de nappe longue ?"

Interjetant son problème technique, un ami proche nous permis de démarrer, sans freins, une histoire et, nous renvoyant la balle par forum interposé, de rédiger, au jour le jour, suivant l'inspiration, les épisodes d'aventures lointaines.
Vous trouverez, ci-après, l'essentiel de ma contribution, accompagné des illustrations inspirées par le texte (ou le contraire).


 Prologue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Est-ce que je vous ai jamais parlé de mes années d'errances et de pérégrination dans le sud-est asiatique ? Et plus précisément dans La baie de Naplong.

En ce temps là, j'avais trouvé un havre de paix dans le petit pays de Naplong, célèbre pour ses baies, petits fruits rouges qui servaient dans l'industrie textile pour ses qualités tinctoriales, et aussi pour d'autres utilisations difficilement avouables en public.

Si je vous parle de ça, c'est tout bonnement parce que j'ai reçu hier une carte postale d'un ressortissant de cette ville du bout du monde. Cette personne m'a accueilli à l'époque quand j'avais échoué dans la région.

J'avais échoué là, par pur hasard, car mes cartes Michelin n'étaient pas assez précises pour indiquer cette bourgade Niam-Vet perdue au bout du monde.

J'avais trouvé refuge chez N'gomen qui tient toujours le restaurant principal de la ville: un restaurant exotique dont la spécialité est le "bweuf bourgwuignon", ce qui est singulier à 9023 km de Dijon.

D'ailleurs cette recette avait perdu de sa saveur originelle au fil de le temps: On y trouvait pêle-mêle du porc et de la choucroute, ingrédients plus faciles à trouver au pied du mont Atuat (2500 m.), que les vrais produits bien de cheu nous.

Et si la baie de Naplong est réputée chez eux , la manie des gens du cru est de l'utiliser à tout bout de champ et là-bas les rizières ne manquent pas, pour les champs.

Donc, dans leur choucroute, on trouve vite que les baies de Naplong y ajoutent un goût insistant, mais cela rend leur cuisine incomparable.

Je vous joins, cette carte postale passée au scanner pour que vous profitiez de la vue formidable de ses paysages incomparables que la parole ne peut décrire tant l'émotion est forte des souvenirs qu'elle procure.

signé Louis, avec un S, comme Souvenirs Sino-asiatiqueS. clic!


 Les Postes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Les postes de Naplong étant particulières, il a bien fallu s'y plier:

Un rapide explicatif:
Les tarifs sont spéciaux pour les cartes postales et il faut envoyer les deux faces dans 2 courriers différents pour respecter les consignes de la censure qui oeuvre par ici.

Le pire est que leur cartes postales ont deux faces de dimensions différentes.
Ne me demandez pas pourquoi, et surtout pas comment. Cela fait partie des informations interdites à l'exportation, et le courrier qui accompagne ce deuxième envoi étant soumis à la censure, j'écris sous le contrôle du préposé qui me rappelle que je dois écrire au moins 2 phrases en Rot-Naplong1.

L'affranchissement des cartes postales leur impose en plus d'être acheminées plus lentement ce qui fait que vous recevrez mes lettres dans le désordre.

Respectons la censure et ...

Vy geninvyynvg nhk puèdhrf cbfgnhk pbzzr Fnvag-Rkhcéel.

Pour le reste vous trouverez dans le fichier joint la vue des rizières en culture par étages qui permettent une efficace circulation des eaux ruisselantes des versants du mont Atuat (2500 m.).

Ces rizières sont le lieu même de la culture de la fameuse baie de Naplong. seule culture vivrière du cru ce qui explique la prolifération de ce fruit dans les objets courants de la vie quotidienne.

Il m'a fallu au moins 2 jours pour expliquer au receveur que si les postes locales se contentent d'une baie écrasée en haut à droite de l'enveloppe, il n'en va pas de même pour tous les pays...

Cela arrange évidemment les collectionneurs locaux qui exposent leurs trésors dans des pots de confiture.

Fin du deuxième envoi de la première carte. clic!

 Le Mont Atuat

 

 

 

 

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 Sur les flancs du mont Atuat (2.500 m.).

Nous pouvions contempler tout le paysage d'Ancybat depuis la cabane "Onzobu", du nom de l'ermite qui y passait son temps.

Ce malin ermite y avait construit sa cabane, car les pèlerins, désireux de gravir jusqu'au sommet le mont Atuat (2.500 m.), devaient s'arrêter en chemin.

« Pour se ravitailler la route, pour se ravitailler la route!» leur répétait-il sans fin et sans frein, son refrain, tout le jour.

C'était son voeu depuis trente quatre années et il n'en départissait pas.

Il avait comme beaucoup d'Indiens et d'Asiatiques, une foi profonde dans les promesses faites et, sa prière exaucée, il n'avait de cesse d'accomplir rituellement, toutes les 13 secondes, son rite.

Ça gênait, un peu, son commerce de ravitaillement des pèlerins mais, comme disent tous les anciens de la vallée:

« Ba a'n cnf y'pubvx!»

La descente était aussi dure que la montée, entre parenthèses.

Fin de d'escalade.clic!


 La Gare

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vous l'avez tous compris, lecteurs impénitents,

Ancybat la belle, c'est la ville de Naplong (dans le sabir Rot-Naplonguais).

Et si mes pérégrinations me ramenèrent souvent dans ses parages, c'est tout simplement parce qu'il s'y trouve une gare, et dans la gare, un ami.

Cet ami, je le retrouvais à chacun de mes retours des montagnes et de la campagne environnante où mes missions commerciales m'entraînaient sans toujours me payer de retour. Un peu quand même pour retourner à Ancybat.

La gare, comme toutes les gares dans le pays Naplonguais, n'était pas qu'une gare, c'était avant tout le comptoir de commerce, et le meilleur comptoir de commerce, c'était celui du buffet de la gare.

Et on y servait le meilleur de Naplong : le cocktail de la baie, celui au mille parfums, même que la recette est illisible.

Alors plutôt que de vous la rapporter, j'ai préféré vous le prouver par ce croquis pris sur le vif entre deux trains, deux voyages, deux amis.

Fin de ligne, terminus.

clic!

 Dans le Panneau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je disais donc:

La gare, comme toutes les gares dans le pays Naplonguais, n'était pas qu'une gare, c'était avant tout le comptoir de commerce, et le meilleur comptoir de commerce, c'était celui du buffet de la gare.

Je continue:
Et c'est ainsi que je gagnais malgré tout de quoi vivre dans le pays naplongais:

En faisant des panneaux de pub pour la bière locale, la "Xebaraobhet" blonde.

J'ai honte en y repensant mais j'y mettais un peu de moi-même comme vous avez pu le remarquer.

Et mon ami, qui tenait le bar du buffet de la gare de la ville de Naplong avait été mon premier client, et le promoteur de ces produits qui m'ont quand même permis de vivre à Ancybat pendant 12 ans.

Admirez le look assez rétro de la silhouette. Ça leur faisait assez plaisir, de voir ainsi figée la prétention colonialiste, le bras tendu pour l'éternité.

Une prochaine fois, je vous raconterai comment j'ai failli faire dérailler un train près de la rivière couaille, parce que j'étais en retard.

Fin de transmission.

signé Louis, avec un S, comme la rivière qui serpente là-bas au fond de la vallée.

clic!

 la Radio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Toujours personne dans ce rade ?

Ça me rappelle mes soirées interminables à Naplong...
J'avais à l'époque le seul logement équipé d'électricité, j'y passais mes soirées et la radio me diffusait une ambiance que m'enviait les villageois d'à côté.

Certains même m'y rejoignaient et nous poursuivions d'interminables discussions sur les évènements locaux. Y-en avait toujours un qui avait abusé de l'alcool local et qui
affirmait avoir vu le lac proche couler en pente... J'vous dit pas la mufflée !

Et quel logement ! Une épave de pick-up Ford que j'avais planquée sous les bambous
et dont la batterie à bien mis 2 mois à se vider.

Il a fallu bien partir un jour et les quelques photos qui me restent me rappellent que j'ai les papiers encore quelque part dans ma malle où je range mes souvenirs.

Allez un p'tit crobard (si mes souvenirs sont bons).clic!

 la Machine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Naplong cité de caractères, aurais-je dû écrire ?

Vivre à Naplong un peu plus longtemps en trouvant encore de quoi subsister quelques mois de plus, ça c'était un plan clair, et ça passait par un job...

Il s'en est présenté un assez vite et dans mes cordes. Le job en question consistait à modifier tout un stock de machines à écrire, qu'un négociant anglais, M. Smith, avait fourgué, (il n'y a pas d'autres mots) au responsable de l'administration centrale, la "OHEB-ZNAVR" qui, fière des tonnes de formulaires qu'elle éditait chaque année, avait décidé malgré tout d'en délocaliser une partie à Naplong.

Les pauvres fonctionnaires recrutés sur place dans cette riante contrée dont je vous ai déjà narré les particularités, s'étaient trouvés bien en peine devant le matériel officiel délivré par la capitale.
Et pour cause: il s'agissait d'un type de machine dont le rouleau était frappé à l'envers par les caractères ; on ne pouvait voir le texte en le tapant, car il fallait s'arrêter de taper, basculer un levier, retourner ainsi le rouleau et enfin voir le texte, dont la correction devenait tout aussi problématique.

Et ce n'était pas le seul déboire qu'imposait cette machine, qu'on a pu soupçonner
d'être, en fait un prototype (tiré au moins aux 15 exemplaires livrés). Ainsi le ruban n'était pas tout à fait complètement standard : il faisait plus de 5 cm de large, pour pouvoir être fabriqué à partir de la soie locale et réencré à partir du jus de baies de Naplong. Les lettres ne frappant qu'au milieu seulement, en limitaient l'usage rapidement.

J'ai donc dû, à l'aide d'une pignonnerie et d'engrenages, faire en sorte que le ruban, non seulement avançât, mais oscillât itou pour que les lettres tapassent partout.

Quelle solution ai-je pu donc utiliser pour résoudre le problème ?
Une vieille manie mécanique m'animant, j'avais pondu un couple d'engrenages elliptiques qui permettait au ruban de décrire, sous la frappe répétée des caractères, un zigzag ininterrompu autant que rectiligne et non une sinusoïde par trop triviale et erratique.

C'était quand même moins ardu que le problème de frappe en aveugle du texte. Là, j'avais fait fort et sans mécanique supplémentaire. J'avais adjoint un auxiliaire au frappeur qui à chacune de ses demandes, basculait très vite le chariot, et le basculait pour qu'il puisse reprendre la frappe.

Une autre particularité de ce monstre de machine était son clavier, ou toutes les
lettres minuscules et majuscules figuraient en propre, avec chacune sa propre touche.
Quant aux signes de ponctuations, il avait fallu les rajouter.

Le comique de tout ça était la description de la machine censée être portative !
18 kgs, un socle de bois verni sous la machine, deux crochets pour attacher un capot
monstrueux, en tôle laquée noire, et dont le nom trônait en lettres dorées :
"Smith Premier"
Ça c'était sûr, on était les premiers à l'inaugurer ! Les seuls peut-être ?
Probablement les derniers aussi.

A la frontière, aucun douanier n'a pu la trouver dans la liste des produits interdits à l'exportation, et c'est comme ça qu'un exemplaire, peut-être unique,
m'a accompagné lors de mon retour en Europe.

Je n'ai jamais eu l'occasion de la montrer, peut-être qu'un jour... si j'ai le courage de la sortir de mes malles de souvenirs.


 l'Atelier

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je n'ai pu encore remettre la main sur la machine à écrire dont je vous ai parlé,
(vous savez celle qui tape à l'envers) mais j'ai retrouvé une des photos de l'atelier de modification que j'avais monté à Naplong pour fabriquer les fameux engrenages elliptiques indispensables.

clic!

 A suivre...
 
   
   
   

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